Des moyens pour s'aider lors de relation sexuelle
-Appliquer un sac chaud ou froid sur la région pelvienne avant et après une relation sexuelle. Certains patients obtiennent un soulagement efficace en prenant un bain chaud avant et/ou après la relation afin de soulager la douleur.
-Vider votre vessie avant et après l’activité sexuelle. Cela vous aidera à éliminer toute bactérie qui pourrait pénétrer dans la vessie pendant la relation intime, et provoquer une infection urinaire.
-Expérimenter différentes positions. Soyez créatifs. Il n’y a pas de « façon correcte » de faire l’amour - les possibilités sont nombreuses. Certaines femmes souffrant de CI décrivent la position du missionnaire comme étant la position la plus inconfortable. Surtout, prenez votre temps. Des gestes brusques et vigoureux causent davantage de douleurs pendant et après l’acte sexuel que de tendres caresses et des mouvements empreints de douceur. Cependant, lentement ne veut pas dire longtemps. Certains patients souffrant de CI témoignent que le fait de réduire le temps accordé à l’activité sexuelle peut diminuer les effets indésirables et douloureux.
-Expérimenter des alternatives à la pénétration et faites de cela une partie de votre rituel sexuel. Il y a beaucoup plus à apprécier que la simple pénétration. De doux massages, des caresses, la masturbation mutuelle et les pratiques bucco-génitales peuvent être très satisfaisants.
-Familiarisez-vous à l’usage d’un vibromasseur. Certains patients affirment que les vibrations contribuent à réduire les sensations de douleur et leur permet d’atteindre plus rapidement l’orgasme tout en diminuant les risques d’irritations.
-Expérimenter l’érotisme. L’érotisme prend différentes formes de nos jours et si les films érotiques ne sont pas de votre genre, essayer la lecture en prose ou des poèmes érotiques, dont vous pouvez vous faire la lecture à haute voix. Ce moyen peut devenir une façon de communiquer vos besoins sexuels. Essayer d’écrire des poèmes amoureux, l’un pour l’autre, et dissimulez-les dans des endroits discrets propices à être découverts par l’être cher.
-Certains patients souffrant de CI utilisent divers médicaments. Certains relaxants musculaires tels le Valium® ; les analgésiques tels le Tylénol no 3® et no 4® ; les analgésiques opiacés tels : le : Vicodin® et Percocet®. Soyez sûrs de prendre le médicament de façon à ce qu’il commence à agir avant l’ activité sexuelle. Il existe aussi des gels engourdissants tels : Lidocaïne®, Xylocaïne® qui peuvent être de grandes aides. Parlez-en avec votre médecin.
L'importance de la
communication
La clé du succès pour une meilleure expression sexuelle et
une bonne compréhension mutuelle réside dans la communication.
Le pouvoir
de celle-ci ne doit être ni exagérée, ni sous-estimée.
Voici quelques
suggestions pour vous venir en aide dans vos difficultés de
communication.
Exprimez-vous ouvertement
Discutez de ce que
vous ressentez , de ce qui vous fait souffrir et également de ce qui vous plaît.
Vous préférez discuter de ces choses pendant un temps « neutre », quand
vous vous sentez plus objectif ? Soit ! Mais ne craignez pas de vous exprimez
pendant l’activité sexuelle si toutefois quelque chose vous cause de la douleur.
Personne ne devrait subir d’expériences sexuelles douloureuses. Cela pourrait
être très néfaste pour les deux, vous-même et votre
conjoint.
Éducation, validation, confirmation Expliquez à votre
partenaire ce que vous expérimentez. Peut-être voulez-vous le sensibiliser et
l’instruire par des écrits comme ce document? Cette démarche vous assurera
crédibilité quant à vos souffrances et confirmera à votre conjoint la réalité et
la nature des douleurs que vous subissez avec la CI. Informez votre partenaire
des effets secondaires des médicaments qui vous sont prescrits et leur impact
sur la libido. Il saura qu’il s’agit d’un inconvénient physique et non pas d’une
panne de désir. Si le sujet n’est pas abordé, les deux partenaires peuvent en
ressortir blessés. La tension entre les partenaires s’élèvera et il en naîtra de
nombreuses complications dans la relation amoureuse.
Évidemment, rassurez
votre partenaire en lui expliquant que la CI n’est aucunement
transmissible.
Par contre, si vous persévérez à subir des relations
sexuelles avec un partenaire averti de votre supplice, celui-ci, conscient de
vous faire souffrir peut se refermer et se refuser à toute
intimité.
D’autre part, quand une patiente atteinte de CI a pratiqué
l’abstinence à cause de la douleur, le partenaire de celle-ci peut se retirer
brusquement de la relation affective autant que de la relation strictement
physique . En effet, sur le plan émotif, l’homme a tendance à percevoir
l’intimité physique uniquement en terme d’intimité sexuelle.
Pour sa
part, la femme peut retirer un grand plaisir par des gestes aussi anodins que de
marcher la main dans la main, exprimer ses sentiments par des enlacements et des
caresses, voir même rassasier son besoin de tendresse par une activité aussi
simple que de se brosser les cheveux mutuellement.
Initier votre
partenaire à des plaisirs simples ou recherchés dont vous connaissez les
secrets. Affranchissez-le à vos petits plaisirs et amenez-le à explorer d’autres
avenues avec vous.
Le sexe sans douleur (émotivement et physiquement)
pour vous et votre partenaire est important parce que tous deux, vous et lui,
pouvez accéder à une intimité sexuelle remplie de plaisirs.