Une
cystoscopie devient nécessaire s'il n'y pas d'infection et si aucun autre
diagnostique n'a pu être fait. Une cystoscopie dans le cadre d'un examen de
routine ne permet en général pas d'identifier les caractéristiques typiques
d'une CI. Il est nécessaire de distendre (remplir) la vessie sous anesthésie
générale afin de détecter les hémorragies qui ont la dimension d'une tête
d'épingle (fissures de la muqueuse) dans la paroi de la vessie. Cela représente
à présent l'expression typique reconnue de la maladie. Une biopsie (examen de
tissu) peut être nécessaire afin d'exclure un cancer et de confirmer le
diagnostique de la CI.
Recherche et diagnostic
Le diagnostic de la CI est long et complexe à
établir et implique l'exclusion d'autres désordres possibles. Car
d'autres symptômes urologiques peuvent ressembler à la CI. Un des problèmes
pour le diagnostic et le traitement est la grande variation des symptômes et
leurs sévérités, mais aussi l'accent que peut mettre un patient sur un symptôme
spécifique. Certains d'entres eux trouveront que l'urgence urinaire constante
est l'aspect le plus mauvais de la maladie, un autre sera le manque de sommeil
et l'épuisement de se lever la nuit, alors qu'un tiers peut citer la douleur
comme étant le plus intolérable. Un point important à faire ici est que
l'absence de la douleur n'exclut pas automatiquement le diagnostic de la CI.
Quelques patients, en particulier dans le début de leur maladie peuvent avoir
l'urgence et la fréquence urinaires sans ressentir de douleur.
Cystoscopie :
Le tube
étroit est inséré dans la vessie par l'intermédiaire de l'urètre. Ce tube, de
la taille d'une paille à boire, a deux canaux : un canal, un contenant, un
endoscope, un genre d'appareil photo qui permet l'examen visuel direct, et un
autre canal servant à mettre des solutions pour l'instillation dans la vessie.
La cystoscopie est employée pour exclure la possibilité d'autres causes, tels
que des tumeurs ou des pierres.
Étude uro-dynamique :
Une étude urodynamique peut être effectuée pour
évaluer la capacité de la vessie à retenir l'urine et déterminer à quel moment
le patient ressent l'urgence d'uriner ou vérifier si c'est douloureux. Un
cathéter mince est inséré dans l'urètre; il permet de remplir la vessie et de
mesurer la pression qui s'accumule. Un deuxième cathéter est placé dans le
rectum pour mesurer la pression dans l'abdomen. Une biopsie peut être faite
sous anesthésie.
D'abord, on dilate la vessie avec du liquide
(opération mieux connue sous le nom d' hydrodistension). Le but premier est de
mesurer sa capacité maximale sous anesthésie. Deuxièmement, pendant que la
vessie est étirée, on peut retrouver des hémorragies pétéchiales typiques de la
CI qu'on appelle aussi glomérulations. Cependant, des glomérulations peuvent
être retrouvées chez des patients qui n'ont pas la CI, ce qui est moins fiable
pour un diagnostic. L'ulcère de Hunner est en fait rare et on le retrouve
principalement vu chez des cas très avancés de CI.
Biopsie et hydrodistension :
Après l'hydrodistension, on doit effectuer la
biopsie elle-même, en retirant quelques petits échantillons du tissu de la
vessie (superficiel et profond) à plusieurs endroits différents. Ces
échantillons seront examinés au microscope et peuvent indiquer une
augmentation des cellules qui jouent un rôle dans les réactions allergiques
ainsi que des inflammations dans les tissus du corps. Ces cellules sont
considérées comme un élément important de la maladie. D'une façon générale, les
résultats de la cystoscopie déterminent le diagnostic de la cystite
interstitielle.
Cependant, alors que dans certains pays on
considère qu'une biopsie est un élément essentiel du diagnostic, dans d'autres
non.
Pour rendre la situation encore plus
confondante, certains patients ne présentent aucune anomalie et affichent tous
les symptômes de la maladie. Tous ces
tests peuvent temporairement provoquer de la brûlure dans la vessie et à
l'urètre pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines.